Hier 11 mai, a débuté la 4e Conférence internationale d'examen des rapports nationaux relatifs au Pacte international sur les droits civils et politiques (PIDCP) et à celui relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC). En effet, Taïwan n’étant pas membre de l’ONU, il ne participe pas au mécanisme d’Examen périodique universel (EPU) permettant d’évaluer la situation des droits humains. Le gouvernement taïwanais a ainsi mis en place un mécanisme alternatif en invitant régulièrement des experts étrangers pour effectuer cette évaluation ainsi qu’émettre des recommandations.
A cet égard, le Premier ministre Cho Jung-tai (卓榮泰), a rappelé dans son discours diverses avancées de Taïwan en matière de droits humains ces dernières années, telles que la légalisation du mariage entre personnes du même sexe en 2019, l’instauration d’une « Journée de commémoration de la Terreur blanche », la création d’une Commission nationale des droits de l’Homme, la mise en place d’un processus de justice transitionnelle, le renforcement de la prévention des violences sexuelles, l’adoption d’une loi sur la santé des peuples autochtones, d’une loi sur la protection des droits des nouveaux résidents, etc.
Sur le plan social, le Premier ministre a rappelé que, depuis l'investiture du Président Lai Ching-te (賴清德) il y a deux ans, le gouvernement avait créé un ministère des Sports, une Agence de soutien à l'enfance et à la famille et une Agence des soins de longue durée. Le gouvernement a également proposé des amendements à la loi fondamentale sur la jeunesse et à la loi sur la protection des droits des personnes handicapées.
Cho Jung-tai a ajouté : « Le Yuan exécutif a également proposé un Plan d’action national pour la prévention des violences sexistes, couvrant la période 2025-2027. Il s’agit du premier plan national taïwanais de prévention des violences sexuelles, en l’intégrant à la stratégie globale de développement du pays, afin de contribuer à construire une société égalitaire entre les sexes et témoignant de la détermination et des actions de Taïwan, en tant que pays démocratique, à se conformer en permanence aux normes internationales relatives aux droits humains. »
Le Premier ministre a souligné que, selon le classement mondial des libertés de Freedom House de mars dernier, Taïwan avait obtenu 93 points, se classant deuxième en Asie, juste derrière le Japon. Cependant, le gouvernement s’efforce de continuer à améliorer la situation, car la protection des droits humains est un travail de longue haleine.
Pour mémoire, le gouvernement et les ONG taïwanaises ont remis des rapports sur la situation aux experts internationaux, qui effectueront ces jours-ci des rencontres sur place, afin d’approfondir leur connaissance de la situation et de pouvoir émettre, le moment venu, des recommandations.