Le gouvernement taïwanais a dénoncé, mardi 12 mai, les propos tenus lors du 7e Sommet des professionnels des médias des deux rives organisé à Pékin, Wu Xi, la vice-directrice du Bureau chinois des affaires taïwanaises, a accusé les « forces séparatistes indépendantistes » de diffuser de fausses informations et d’alimenter l’hostilité envers la Chine, mettant en danger la stabilité dans le détroit de Taïwan. Elle a exhorté les médias des deux rives à produire des reportages véridiques afin d’exposer « les dangers des activités séparatistes et des ingérences étrangères ».
En réaction, la Commission ministérielle des affaires continentales (MAC) de Taïwan a condamné « avec la plus grande fermeté » ce qu’elle considère comme une ingérence chinoise dans l’indépendance des médias taïwanais, estimant que Pékin cherche à utiliser certains médias taïwanais comme relais locaux afin de mener une répression transfrontalière contre les soutiens à l’indépendance.
Le MAC a précisé que tout média ou individu coopérant avec les autorités chinoises, notamment en désignant certaines personnes comme indépendantistes, en transmettant des données personnelles à la Chine ou en relayant des avis de recherche, pourrait être poursuivi en vertu des lois taïwanaises sur la sécurité nationale, sur l’infiltration ou sur le renseignement. Les peines encourues peuvent dépasser sept ans de prison.
La porte-parole du gouvernement taïwanais, Michelle Lee (李慧芝), a déclaré que Pékin intensifiait depuis plusieurs années ses opérations d’influence et d’infiltration politique à Taïwan via les échanges et la propagande. Elle a appelé la population à rester vigilante afin de défendre « la souveraineté nationale ainsi que le mode de vie libre et démocratique » de l’île.