Skip to the main content block
::: Accueil| Plan du site| Podcasts|
|
Language
Les plus consultés
繁體中文 简体中文 English Français Deutsch Indonesian 日本語 한국어 Русский Español ภาษาไทย Tiếng Việt Tagalog Bahasa Melayu Українська Plan du site

Le Musée des droits humains commémore les victimes de la Terreur Blanche en ce 19 mai

19/05/2026 13:15
Par: La Rédaction
Tu Ming-che, neveu de Kao Yi-sheng, lors de la commémoration de la Terreur Blanche le 19 mai 2026 au musée des droits de l'Homme à Taipei (photo : RTI 江昭倫)
Tu Ming-che, neveu de Kao Yi-sheng, lors de la commémoration de la Terreur Blanche le 19 mai 2026 au musée des droits de l'Homme à Taipei (photo : RTI 江昭倫)

Instaurée par le gouvernement en 2024, le 19 mai est la journée commémorative de la Terreur blanche à Taïwan. Le choix de cette date correspond à l'entrée en vigueur de la loi martiale en 1949, qui a marqué le début de 38 années de dictature et de répression politique sous le régime du Kuomintang (KMT). Cette année, le Musée national des droits humains a organisé une cérémonie commémorative dans ses locaux à Jingmei (au sud de Taipei) en présence notamment du ministre de la Culture, Lee Yuan (李遠) et des familles de victimes.

La cérémonie a débuté par une sonnerie de cloches et une minute de silence. Les noms de victimes ont été récités à haute voix ou projetés sur un écran pendant un hommage rendu en musique. La cérémonie était placée sous le thème « Comment réparer l'histoire », avec un temps d'échange autour du témoignage de Tu Ming-che (Voyʉ Toskʉ / 杜銘哲), neveu de Kao Yi-sheng (Uyongʉ Yatauyungana / 高一生), un musicien et un éducateur du groupe autochtone Tsou, exécuté en 1954 par le régime pour avoir promu l’autonomie et les droits des autochtones. 

Son père  Tu Hsiao-sheng, (Voyʉe Toskʉ / 杜孝生), demi-frère de Kao Yi-sheng, avait été condamné pour détournements de fonds publics en 1952, et il fut ainsi exclu du système d'indemnisation des victimes politiques et même rejeté par la communauté autochtone Tsou à Alishan. Finalement, en 2020, la Commission de justice transitionnelle déclara le verdict de 1952 initial illégal et l'a annulé.

Tu Ming-che a déclaré à propos de son père : « Pendant vingt ans, j'ai travaillé sans relâche, avec l'aide de nombreux amis – un soutien extérieur inestimable – pour que l’on connaisse le nom de Tu Hsiao-sheng, qu’il reçoive le soutien des autorités et que son nom soit de nouveau associé à Alishan. Les membres de la tribu âgés de moins de cinquante ans ne savent pas que c’est le premier médecin des autochtones Tsou. À mon retour à Alishan, j'étais désemparé, mais aujourd'hui, je suis optimiste quant à l'avenir de Taïwan et nous poursuivrons nos efforts. » 

De son côté, le ministre de la Culture a rappelé que depuis sa prise de fonctions il y a deux ans, il avait œuvré pour la mise en valeur des “sites d'injustice”, la préservation et l'ouverture des archives politiques et, surtout, grâce à diverses activités, il avait permis à un plus grand nombre de personnes de mieux comprendre la Terreur blanche, la justice transitionnelle et les droits humains. Lee Yuan a souligné que seule une confrontation sincère avec la vérité du passé permettra aux Taïwanais de parvenir à une compréhension mutuelle. 

Outre la cérémonie commémorative de ce matin, plusieurs organisations, dont la Fondation Nylon Deng (鄭南榕) et la Fondation commémorative de l'incident du 28 février 1947, organisent aujourd’hui des expositions, des conférences et des visites à travers tout Taïwan, dans l'espoir de sensibiliser au fait que la Terreur blanche n'est pas seulement un événement historique, mais une leçon à garder en mémoire pour l’avenir démocratique d Taïwan.

為提供您更好的網站服務,本網站使用cookies。

若您繼續瀏覽網頁即表示您同意我們的cookies政策,進一步了解隱私權政策。 

我了解