Plusieurs associations ont critiqué ce 21 mai l’annonce faite la veille par le président Lai Ching-te (賴清德), qui a décidé d’accorder une allocation mensuelle pour l’éducation des enfants de 5 000 dollars taïwanais (environ 140 euros) pour les enfants de 0 à 18 ans avec, parmi les objectifs affichés, celui d'augmenter le taux de natalité en berne.
Plusieurs associations ont estimé que cette allocation aurait probablement un effet limité sur la natalité et que la clé pour agir efficacement sur la natalité résidait dans l'adéquation des services de garde d'enfants, l'aménagement du temps de travail et l'amélioration de l'environnement de travail.
Le secrétaire générale du Front du travail taïwanais (台灣勞工陣線) Yang Shu-wei (楊書瑋) a déclaré que si cette aide financière pourrait alléger le fardeau des familles ayant déjà des enfants et serait probablement accueillie favorablement par les familles, la volonté des jeunes couples actifs d'avoir des enfants ne pouvait en général pas être résolue par une simple subvention.
« Une politique permettant aux familles de mieux concilier responsabilités professionnelles et vie familiale serait, à mon avis, plus efficace pour lutter contre la faible natalité. Cela implique notamment la création de davantage de structures d'accueil de la petite enfance et la construction de logements sociaux plutôt que de simples aides financières », a déclaré Yang Shu-wei.
Concernant la récente annonce du ministère du Travail concernant l'extension du congé parental, Yang Shu-wei s'est dit optimiste et a souligné le fait que les associations préconisaient depuis longtemps l'extension du congé parental flexible pour les enfants de 3 à 6 ans. Le secrétaire général a ajouté que la politique autorisant les congés parentaux sur une base journalière et la prise de congés par les pères allait dans la bonne direction et méritait d'être soutenue.