Le ministère du Numérique a déclaré hier que des tests avaient révélé que quatre applications chinoises posaient des risques en matière de cybersécurité et de protection des données personnelles.
Selon le ministère, les applications Amap, Bilibili, iQIYI, et BIMOBIMO présentent des risques de transmission et de partage de données vers des serveurs basés en Chine ainsi que des risques de surveillance en temps réel des comportements de leurs utilisateurs. Des responsables gouvernementaux taïwanais ont indiqué que la loi chinoise était en droit de demander à ses entreprises de fournir des données d'utilisateurs aux autorités.
Parmi les applications qui ont fait l'objet d'une évaluation, c'est Amap qui posait le plus problème, avec 11 risques identifiés sur Android et 8 sur iOS. Il a ainsi été révélé que l'application avait accès à des informations sensibles telles que les données de localisation, les contacts ou encore des données de santé. Taïwan a d’ailleurs déjà interdit à ses organismes publics d’utiliser Amap.
Li Yu-wei (李昱緯), cadre au sein de l'Agence de cybersécurité au sein du ministère du Numérique, a indiqué qu'Amap demandait la permission d'accéder à certaines données sans lien avec ses fonctions principales, laissant craindre un risque de collecte de données excessive. Le ministère a appelé les citoyens à se pencher sur les politiques de protection de données de leurs applications et de confirmer que les demandes d'accès soient raisonnables.