Le gouvernement taïwanais a réagi à l'inclusion de Taïwan dans la liste établie par le gouvernement américain des 60 économies qui n'imposent pas ou échouent à appliquer une interdiction concernant l'importation de produits issus du travail forcé.
Le nom de Taïwan est apparu dans la notice publiée mardi par le Bureau du représentant du commerce des Etats-Unis, qui propose d'imposer 10 % de droits de douane supplémentaires sur les produits taïwanais et de 12,5 % pour les autres économies listées. Dans un communiqué publié le même jour, le Bureau a indiqué avoir déterminé, suite à une enquête et sur la base de la section 301 du Trade Act, que cette situation était "déraisonnable" et "représentait un fardeau ou restreignait" le commerce américain.
La porte-parole du gouvernement Michelle Lee (李慧芝) a déclaré que le gouvernement taïwanais s'appuierait sur le Trade Act comme base juridique pour sa réglementation et allait étudier, dans le cadre d’une procédure d'examen interministérielle, la possibilité de restreindre l’importation de produits issus du travail forcé.
Michelle Lee a affirmé que Taïwan maintenait, depuis l'ouverture de l'enquête américaine, une communication continue avec les Etats-Unis, notamment par le biais de notes écrites et en répondant aux questions de la partie américaine mais aussi par le biais de consultations bilatérales.
La porte-parole a ajouté que le ministère du Travail taïwanais avait accordé la plus grande importance aux préoccupations de la communauté internationale et de la chaîne d'approvisionnement concernant les risques de travail forcé.