L’Institut national des sciences et technologies Chung-Shan, spécialisé dans la recherche en défense, a récemment présenté trois modèles de chiens robots destinés à des missions de reconnaissance, de surveillance et d’intervention dans des environnements à haut risque.
Ce sont trois modèles différents de chiens robots qui ont été développés à partir du système « Vision 60 » de la plateforme robotique de l’entreprise américaine Ghost Robotics pour équiper le premier robot quadrupède d’un modèle de reconnaissance électro-optique, le deuxième - armé - d’une tourelle téléopérée avec un lanceur antiémeute et le troisième combinant lidar et imagerie thermique.
Le directeur adjoint du pôle de recherche sur les systèmes de missiles et de fusées de l’institut Chung Shan, Jen Kuo-kuang (任國光), a indiqué que ces robots quadrupèdes, conçus selon des normes industrielles et militaires, peuvent fonctionner dans des températures comprises entre -40°C et 55°C et disposent d’une protection IP67 leur permettant d’opérer sous la pluie, dans la poussière ou la boue. Dotés de trois degrés de liberté par patte, ils sont capables de franchir des escaliers, d’évoluer sur des terrains accidentés et de se redresser automatiquement sur leurs pattes après une chute. Pesant environ 52,4 kilogrammes, les chiens robots peuvent transporter jusqu’à 10 kilogrammes de charge utile tout en atteignant une vitesse supérieure à 2,5 mètres par seconde. Leur autonomie est comprise entre huit et dix heures.
Le modèle équipé d’un liDAR 3D et d’une caméra thermique, il est destiné aux missions de surveillance autonome, de détection de sources de chaleur et de cartographie tridimensionnelle, notamment pour la protection d’installations sensibles et les patrouilles nocturnes.
La version de reconnaissance embarque un système électro-optique permettant la recherche, l’identification et le suivi de cibles, avec transmission des données vers un système intelligent de commandement.
Le modèle armé est quant à lui destiné à des missions de maintien de l’ordre, de surveillance côtière, de protection des infrastructures ou d’opérations militaires en zone urbaine.
L’institut Chung Shan a par ailleurs précisé que le projet s’inscrivait dans le cadre du développement d’une chaîne d’approvisionnement fiable, indépendante des fournisseurs chinois, tout en favorisant une production localisée à Taïwan.