Le Parlement a approuvé ce vendredi 5 juin le projet de résolution proposé par le parti au pouvoir, le Parti démocrate progressiste (DPP), visant à condamner les agissements brutaux du gouvernement de la République populaire de Chine et à défendre les droits diplomatiques de Taïwan.
A travers cette résolution, tous les groupes politiques du Parlement soutiennent fermement les visites d’État effectuées par le président de la République et réaffirment que les Taïwanais ont le droit de s’ouvrir au monde et d’entretenir des relations et coopérations avec les autres nations. Le Parlement condamne fermement l’attitude brutale du gouvernement de la République populaire de Chine, qui a recouru à des moyens de coercition pour contraindre des pays tiers à retirer leur autorisation de survol préalablement accordée à l’avion présidentiel taïwanais. Cette attitude constitue une violation de la Charte des Nations unies, de l’esprit de la Convention relative à l’aviation civile internationale et des usages en matière de relations diplomatiques. Elle représente par ailleurs une ingérence flagrante dans la souveraineté de ces pays tiers.
La résolution demande au ministère des Affaires étrangères, à la représentation taïwanaise à l’étranger, aux représentants pro-Taïwan au sein de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et à tous les canaux disponibles de faire inscrire cet incident dans les archives internationales, et de solliciter l’attention et l’intervention de mécanismes multilatéraux tels que l’OACI et le Conseil onusien des droits de l’Homme.
La résolution appelle tous les partenaires démocratiques partageant les mêmes valeurs à prendre conscience des pratiques de coercition économique et diplomatique exercées par la République populaire de Chine à l’encontre d’autres pays, et à les intégrer dans leurs outils politiques et leurs révisions législatives en matière de lutte contre la coercition.
Pour rappel, en avril dernier, le président Lai Ching-te (賴清德) avait reporté son voyage prévu en Eswatini en raison du retrait du feu vert par l’ile Maurice, Madagascar et les Seychelles, pour le passage de l’avion présidentiel dans leur espace aérien.