Alors que le chapitre spécifique sur la prévention du harcèlement au travail ajouté au sein de la loi sur la sécurité et la santé au travail doit entrer en vigueur dès demain, l'Association taïwanaise pour les droits de l'homme et d'autres ONG ont exhorté le Parlement à accélérer l'adoption du budget de l'Etat pour l'année fiscale 2026 afin de permettre au ministère du Travail de mettre en œuvre la nouvelle réglementation.
La vice-secrétaire générale adjointe de l’association Taiwan Forever, Huang Hui-yu (黃慧瑜) a déclaré que la législation seule ne pouvait pas résoudre le problème du harcèlement au travail mais que l'efficacité du texte dépendait de la volonté politique et notamment de la capacité des entreprises à dispenser une formation adéquate et du gouvernement à mettre en place un mécanisme de contrôle externe efficace.
Huang Hui-yu a appelé le gouvernement à intensifier ses efforts de prévention et de sensibilisation, à promouvoir activement la formation sur le lieu de travail et à renforcer les moyens d'inspection du travail pendant la mise en œuvre du nouveau texte.
Par ailleurs, les associations ont demandé au ministère du Travail de s'assurer à ce que les plus de 800 000 travailleurs étrangers originaires d'Indonésie, du Vietnam, des Philippines ou encore de Thaïlande, venus à Taïwan dans le cadre d'accords bilatéraux, ne soient pas oubliés dans la mise en œuvre de la nouvelle réglementation et aient accès aux formations et aux mécanismes de plainte en cas de harcèlement au travail.