La commission ministérielle des Affaires continentales (MAC) a annoncé le 9 juillet que cette semaine, dix ressortissants taïwanais restent injoignables depuis leur arrivée en Chine et qu’elle cherche actuellement à retrouver leur trace.
Le porte-parole de la MAC, Liang Wen-chieh (梁文傑), a averti les Taïwanais des risques de sécurité pour tout déplacement en Chine, en détaillant la situation de ces dix ressortissants :
« Il y a un groupe de quatre personnes qui n’est plus joignable. Nous ne maîtrisons pas encore la situation. Une autre personne s’est rendue en Chine pour raison familiale et une autre est partie à la recherche d’un emploi. Les quatre autres sont allés en Chine pour des raisons inconnues. Leur situation est différente. Nous poursuivons activement nos recherches par tous les moyens disponibles. Le gouvernement a déjà relevé l’alerte touristique pour Hong Kong et Macao au niveau « orange » et nous recommandons à nos concitoyens de rester vigilants face aux risques de sécurité. »
Liang Wen-chieh a également indiqué qu’en avril dernier, un juge taïwanais s’est rendu dans le nord-est de la Chine pour raison touristique. Trois agents de sécurité chinois se sont rendus à son hôtel pour l’interroger sur son travail, sur la différence du système judiciaire entre les deux rives et sur sa perception de la Chine, en promouvant les échanges interdétroit. Le porte-parole de la MAC a précisé que ces agents de sécurité étaient pleinement avertis de l’identité de ce juge et voulaient surtout vérifier l’authenticité des informations qu’ils avaient obtenues avant son arrivée en Chine.
Liang Wen-chieh a souligné que depuis juin 2024, la MAC a pris connaissance des cas de 30 Taïwanais retenus et interrogés par la Chine, dont 14 sont fonctionnaires. Les agents de sécurité nationale chinois ont contrôlé le contenu de leur téléphone portable et les ont « invité » à rejoindre l’application WeChat en vue de tout contact ultérieur. Le porte-parole de la MAC avertit tous les employés de la fonction publique d’éviter de se rendre en Chine. Selon lui, le contrôle de la Chine ne se limite plus aux militaires, policiers ou aux personnes ayant accès à des informations classifiées mais s’étend déjà aux fonctionnaires de base.