Plusieurs associations se sont rassemblées aujourd’hui au Yuan législatif, le Parlement taïwanais, pour manifester leur opposition à la loi chinoise sur la promotion de l’unité et du progrès ethniques qui a pris effet le 1er juillet 2026.
La députée Fan Yun (范雲) était présente aux côtés des ONG lors de la conférence de presse : « La loi sur la promotion de l’unité et du progrès ethniques s’étend même au domaine de la culture. Ainsi, quelqu’un qui se dévoue à une culture minoritaire, telle que la culture taïwanaise, hongkongaise ou tibétaine peut être considéré comme cherchant à saboter l’unité ethnique. »
De son côté, le secrétaire général du Human Right Network for Tibet and Taiwan Tashi Tsering a évoqué la mort du militant tibétain de 52 ans Lobga Rangzen, aussi connu sous le nom de Lobsang Palden, qui s’est immolé par le feu devant le siège des Nations unies à New York le 2 juillet dernier pour attirer l'attention de la communauté internationale sur la situation au Tibet : « Cette loi a pour but de faire disparaître la culture, la religion et l’éducation du Tibet. Aujourd’hui, les parents tibétains ne peuvent plus encourager leurs enfants à apprendre le tibétain, car ils risquent d’être jetés en prison pour avoir incité à la sécession. »