Des chercheurs chinois ont récemment affirmé lors d’un symposium à l’Université de Jinan, que les îles Batanes appartiennent à la Chine depuis l’Antiquité, ce qui a fait vivement réagir le gouvernement Philippin, qualifiant ces propos de “fantasme”. Aujourd’hui, le ministère taïwanais des Affaires étrangères a également réagi par la voix de son porte-parole Hsiao Kuang-wei (蕭光偉), qui a abondé dans le même sens que les Philippines.
Selon lui, les fantasmes irréalistes des universitaires chinois ne méritent pas d’être commentés, mais il faut cependant rappeler à la communauté internationale que les affirmations du Parti communistre chinois (PCC) sur le principe d’une seule Chine reposent sur des mensonges incompatibles avec les faits. La Chine croit pouvoir revendiquer la possession des îles Batanes d’une manière sentimentale et expansionniste, ce qui montre une fois de plus que le gouvernement chinois tente de remettre en question l’ordre international fondé sur des règles, et ce, au lendemain du 10e anniversaire de la sentence arbitrale de la CPA en faveur des Philippines.
Hsiao Kuang-wei a déclaré : “La Chine revendique la souveraineté historique sur l'île de Batanes aux Philippines. La tactique employée est étonnamment similaire à celle utilisée à l’encontre de Taïwan. En résumé, l'approche chinoise est la suivante : d'abord, un récit juridique est établi, puis, des universitaires et les médias d'État chinois procèdent à une réinterprétation de l'histoire. S’en suit une guerre cognitive sur le plan international, et simultanément, des pressions sont exercées par la force, notamment par le biais de contrôles des garde-côtes, d'essais de missiles et d'autres moyens de pression dans la zone grise maritime.”
Le porte-parole de la Diplomatie taïwanaise a une nouvelle fois rappelé qu’actuellement la République de Chine - Taïwan n’était nullement à l'origine de l'instabilité régionale. La véritable cause est l’expansion autoritaire et militaire chinoise. À travers la guerre juridique, la guerre psychologique, la guerre de l’opinion publique, les opérations cognitives et autres guerres hybrides, cela porte atteinte aux sociétés démocratiques et libres.
Le ministère taïwanais des Affaires étrangères appelle ainsi la communauté internationale à coopérer avec Taïwan, à reconnaître les faits et à sauvegarder conjointement la paix, la stabilité et la prospérité dans la région Indo-Pacifique.