Le ministre de la Santé Shih Chung-liang (石崇良) a défendu hier sa décision d'assouplir les règles contre les résidus d’insecticide et de pesticides dans les pommes.
La quantité maximale autorisée de résidus de fenpropathrine dans les pommes est en effet passée de 0,5 à 3 parties par million (ppm). Une décision que le ministre affirme être basée sur une évaluation scientifique rigoureuse et sur la demande domestique.
Shih Chung-liang a déclaré que le taux résiduel autorisé pour la fenpropathrine, un agent neurotoxique qui agit sur le système nerveux des insectes en provoquant leur surexcitation, leur paralysie et leur mort, était de 2 ppm au Japon, 3 ppm en Corée du Sud et 5 ppm aux Etats-Unis, avant d'affirmer que le nouveau standard taïwanais était largement en accord avec ceux d'autres pays.
Le ministre a aussi nié les affirmations selon lesquelles la modification serait le fruit de pressions américaines ou qu'elle s'inscrive dans le cadre de négociations d'un accord commercial réciproque avec les Etats-Unis. Shi Chung-liang a précisé que la modification faisait partie d'une série de révision des limites maximales de résidus annoncée en janvier, publiées en avril dernier et couvrant 174 produits dont 120 produits domestiques et 54 produits importés.
La décision du ministère de la Santé fait l'objet de critiques, notamment de la part de la maire de Taichung Lu Shiow-yen (盧秀燕), qui a fait remarquer que la limite initiale était en place depuis de nombreuses années et avait permis d'assurer la sûreté alimentaire, avant de dénoncer une décision « unilatérale » et de suggérer que cette dernière était le fruit de pression extérieures.