Skip to the main content block
::: Accueil| Plan du site| Podcasts|
|
Language
Les plus consultés
繁體中文 简体中文 English Français Deutsch Indonesian 日本語 한국어 Русский Español ภาษาไทย Tiếng Việt Tagalog Bahasa Melayu Українська Plan du site

MAC : des policiers taïwanais interrogés sur les infrastructures critiques en Chine

17/07/2026 16:00
Par: La Rédaction
Conférence de presse du porte-parole de la Commission ministérielle des affaires continentales (MAC) Liang Wen-chieh (photo : RTI 陳國維)
Conférence de presse du porte-parole de la Commission ministérielle des affaires continentales (MAC) Liang Wen-chieh (photo : RTI 陳國維)

La semaine dernière, en l’espace de quelques jours, dix ressortissants taïwanais ont disparu lors d’un voyage en Chine. Parmi eux, quatre membres d'un même groupe de touristes. Hier 16 juillet, le porte-parole de la Commission ministérielle des affaires continentales (MAC), Liang Wen-chieh (梁文傑), a confirmé que ces quatre personnes étaient détenues par les autorités chinoises sans en connaître la raison. Concernant les six autres personnes, la MAC soupçonne que l'une d'entre elles soit également détenue, tandis que le sort des cinq autres demeure inconnu.

Liang Wen-chieh a souligné qu'un Accord interdétroit sur la lutte conjointe contre la criminalité et l'entraide judiciaire existe, mais que, pour des raisons politiques, la Chine ne répond pas toujours aux demandes de Taïwan. Par conséquent, il est nécessaire que les associations taïwanaises du monde des affaires sur place ou d'autres instances vérifient ces informations. La MAC a exhorté les autorités chinoises à reprendre des échanges normaux sur les questions courantes présentant un bénéfice mutuel, et à ne pas instrumentaliser ces échanges à des fins politiques. 

Par ailleurs, la MAC a également signalé avoir reçu cette semaine des rapports concernant l’interrogatoire de deux policiers taïwanais lors d’un voyage en Chine. L’un est en activité, l’autre est retraité. En juin, alors qu’ils se trouvaient dans la province du Fujian, ils ont été conduits de force dans un autre lieu depuis leur hôtel pour y être mis en quarantaine et interrogés par des agents de la sécurité nationale. Il leur a été ordonné de ne pas se présenter aux autorités à leur retour à Taïwan.

Liang Wen-chieh a ajouté « Les questions ont principalement porté sur les infrastructures critiques de Taïwan car ils savaient que ces deux policiers avaient travaillé pour une agence spécifique. Leurs questions se sont concentrées sur la structure organisationnelle et la liste des infrastructures critiques du pays. Ils ont également vérifié leurs téléphones portables pour voir s’ils étaient toujours en contact avec cette agence. Outre l’examen des contenus de communications sur leur téléphone, ils leur ont aussi demandé quelles étaient leurs fonctions actuelles, ainsi que la situation de leurs familles et de leurs enfants. » 

Liang Wen-chieh a déclaré qu'à leur retour à Taïwan, les deux officiers avaient indiqué aux autorités qu'ils n'avaient pas perçu de danger à se rendre en Chine, mais qu'après cet interrogatoire, ils avaient expressément demandé à la MAC d'exhorter tous les fonctionnaires taïwanais, en particulier ceux travaillant pour des agences sensibles, à ne pas se rendre en Chine, afin d'éviter toute infiltration par le Parti communiste chinois.

Liang Wen-chieh a précisé que, conformément à la réglementation sur les relations entre les deux rives du détroit, les policiers hauts gradés qui envisagent un déplacement en Chine sont soumis à l’approbation du ministère de l'Intérieur et d’autres agences pertinentes. Compte tenu des cas récents de procureurs, de juges et de policiers taïwanais interrogés par les services de sécurité nationale lors de leurs déplacements en Chine, la MAC a rappelé à toutes les agences gouvernementales qu’elles devaient examiner rigoureusement ces demandes et accompagner toute approbation par un avertissement sur les risques encourus en se rendant en Chine.

為提供您更好的網站服務,本網站使用cookies。

若您繼續瀏覽網頁即表示您同意我們的cookies政策,進一步了解隱私權政策。 

我了解