Le scandale concernant un niveau excessif de Benzopyrène (une substance cancérogène) dans les huiles de soja alimentaires de Central Union Oil (CUOC, 中聯油脂股份有限公司), qui ont ensuite été vendues à plusieurs sous-traitants depuis le mois d’avril, continue de prendre de l’ampleur. L’Administration taïwanaise des produits alimentaires et pharmaceutiques (TFDA) a indiqué que Central Union Oil avait en outre dissimulé une partie des huiles concernées en les soustrayant à la déclaration.
La TFDA a ainsi infligé une amende supplémentaire de 3 millions NTD (811 000 euros) à cette entreprise qui vient déjà de faire l’objet de l’amende la plus élevée pour un scandale alimentaire dans l’histoire de Taïwan, 165 millions NTD (près de 5 millions d’euros).
Ce 17 juillet, lors d'une interview, le Premier ministre Cho Jung-tai (卓榮泰) a vivement critiqué l’entreprise CUOC, la qualifiant “d'extrêmement irresponsable” et de “dépourvue d'intégrité”, pour avoir tardé à signaler l'incident et dissimulé les faits, empêchant ainsi le gouvernement de prendre immédiatement des mesures préventives complètes. Il a exigé que le Parquet mène une enquête rapide et rigoureuse afin de répondre aux attentes du public.
Ensuite, Cho Jung-tai a exprimé ses profonds regrets suite à la récente découverte d'un autre lot problématique, qui ne figurait pas parmi les lots initialement connus des autorités, raison de la seconde amende. Le Premier ministre a souligné que l'enquête se poursuivrait afin de faire éclater la vérité.
Il a déclaré : « Aujourd'hui, nous avons découvert un autre lot problématique, qui ne figurait pas parmi les 29 lots que nous connaissions déjà. Je regrette sincèrement que les services administratifs n'aient pas été en mesure d'enquêter et de traiter cette affaire avec diligence, afin d’obtenir des informations complètes et précises. Je continuerai d'enquêter sur les faits et de recueillir tous les éléments nécessaires. »
A cet égard, Cho Jung-tai a précisé qu'il assumerait pleinement ses responsabilités.