Alors que le scandale des huiles contaminées au Benzopyrène se poursuit, le groupe parlementaire du parti Kuomintang (KMT) a déposé aujourd’hui une proposition au Parlement en formulant trois exigences. Tout d’abord, la publication intégrale des procès-verbaux d’inspection et des mesures administratives prises par les organismes compétents. Ensuite, un examen pour tenter de faire la lumière sur d’éventuelles négligences administratives de la part des autorités compétentes et de déterminer les responsabilités des sociétés productrices de l’huile. Enfin, que les autorités politiques soient tenues pour responsables s’il était avéré que les autorités administratives avaient effectivement commis des manquements graves en matière de gestion de la sécurité alimentaire, d’évaluation des risques, de transparence, etc., à l’instar du grand scandale des huiles contaminées de 2014.
Le groupe parlementaire du KMT a souligné que, bien que le gouvernement ait investi plus d’un milliard NTD (29 millions d’euros) dans la constitution d’une plateforme dénommée “nuage alimentaire” pour assurer la traçabilité des produits, ce scandale n’aurait pas été dévoilé si une société en aval n’avait pas effectué un contrôle indépendant de son produit.
Le maire de Taipei Chiang Wan-an (蔣萬安) a déclaré aujourd’hui que la sécurité alimentaire relevait de la sécurité nationale. Il appelle ainsi tous les Taïwanais à descendre dans la rue le 25 juillet prochain pour exiger des excuses de la part du Président de la République Lai Ching-te (賴清德) et la démission du Premier ministre Cho Jung-tai (卓榮泰) pour ne pas avoir géré ce dossier avec efficacité. Chiang Wan-an a regretté également que Cho Jung-tai n’ait présenté ses excuses qu’aujourd’hui, soit plus de deux semaines après le début du scandale.