Les conclusions de l'examen international du cinquième rapport taïwanais sur la mise en œuvre de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW) ont été publiées ce 17 juillet. A cette occasion, 22 organisations de la société civile ont tenu une conférence de presse conjointe, pour formuler des recommandations fondées sur ces conclusions et exhorter le gouvernement à mettre en œuvre sans délai les réformes et les actions recommandées par les experts internationaux.
Liao Shu-wen (廖書雯), secrétaire générale de Taiwan Coalition Against Violence, a déclaré que les conclusions du Comité international d'examen de la CEDAW à Taïwan confirmait les progrès en matière de prévention des violences sexistes. Mais elle a souligné que la prochaine étape ne devait pas se limiter à un renforcement de la législation ou à des actions de sensibilisation.
Les autorités devraient également, selon elle, mettre en place un système de prévention global, intégré, sur le long terme et tenant compte des traumatismes, grâce à un plan d'action national. Elle a exhorté le gouvernement à accélérer le processus, en traduisant les conclusions et recommandations des experts internationaux en réformes politiques, en budgets et en actions concrètes.
Tsao Yi-chen (曹宜蓁), de la Fondation Garden of Hope, a quant à elle souligné que, malgré la récente modification du Code pénal, fixant à 20 ans le délai de prescription pour les agressions sexuelles sur mineurs, la Fondation recommande l'abolition pure et simple du délai de prescription pour toutes les affaires de violences sexuelles.