Le Bureau du développement de la jeunesse du ministère de l'Éducation organise le programme « Let's Talk » encourageant la participation des jeunes en politique depuis sept ans. Cet été, 34 débats publics sur la justice résidentielle sont organisés pour les jeunes de 18 à 35 ans à travers Taïwan.
Sandra Hsu (許韶芹), en charge de la participation politique au Bureau du développement de la jeunesse, a déclaré que depuis 2018 le programme « Let's Talk » sélectionne chaque année un sujet public qui préoccupe les jeunes, et appelle la société civile et les jeunes à organiser une discussion publique dans un esprit de délibération et de démocratie. Au cours des six dernières années, des centaines de débats ont été organisés, impliquant plus de 6 000 jeunes dans la planification des politiques concernant notamment la revitalisation régionale, l'éducation dans les villages isolés, la santé mentale et la durabilité.
Cette année, une enquête par questionnaire, qui a recueilli les opinions de 1 768 jeunes, a révélé que l'un des thèmes les plus préoccupants pour les jeunes était la justice en matière de logement, qui est devenu le thème de cette année. « Nous proposons en fait différentes sessions sur notre site web, et les sujets de discussion sont très diversifiés : on trouve le logement des jeunes, la protection des locataires étudiants, le droit au logement des personnes handicapées, des autochtones et des travailleurs migrants, ou encore la cohabitation dans les logements sociaux. Tout le monde peut aller sur le site web pour voir les sujets qui l’intéressent le plus et s’inscrire. Ensuite, les discussions auront lieu de juillet à septembre. Les équipes participantes inviteront aussi des organismes publics concernés : à Pingtung, par exemple, le bureau du développement urbain et rural et le département des affaires sociales ont été invités à discuter de la question des sans-abris. »
Sandra Hsu a déclaré que cette année, 30 citoyens seront invités à participer à chacune des 34 discussions, et 60 % des places sont réservées à des jeunes âgés de 18 à 35 ans. Ensuite, un atelier de mise en commun aura lieu en novembre pour rassembler les contributions en propositions politiques concrètes et réalisables, qui serviront de référence pour les politiques futures.