La Chine a lancé le 15 juillet dernier une plateforme en ligne pour les jeunes taïwanais (台青e家), destinée à faciliter leur recherche d’emploi, de stage ou de formation en Chine. Hier 27 juillet, le vice-président de la Commission ministérielle des affaires continentales (MAC), Shen Yu-chung (沈有忠), a déclaré que la sécurité des données personnelles sur cette plateforme n’était pas assurée et pouvaient faire l’objet de fuites. Cet outil vise selon lui avant tout à collecter les données sur les jeunes Taïwanais. Il a en outre souligné que le taux de chômage des jeunes, les conditions de travail et l'environnement professionnel en général à Taïwan étaient meilleurs qu'en Chine.
Shen Yu-chung a aussi indiqué qu’à l’approche des élections locales de novembre à Taïwan, le gouvernement s'attendait à une intensification de diverses mesures relevant du front uni du Parti communiste chinois à l’encontre de Taïwan. Dans les prochains mois, la Chine pourrait proposer des avantages économiques ou des incitations ciblées, afin d’attirer les Taïwanais. Le gouvernement continuera de suivre la situation de près.
Par ailleurs, le ministère de l'Éducation a confirmé le 26 juillet que les universités taïwanaises Tamkang et Tunghai avaient enfreint la réglementation relative aux échanges entre les deux rives du détroit, et que chacune s'était ainsi vu retirer 300 000 NTD (8135 euros) de primes et subventions. Plusieurs autres cas d'infractions commises par des universités privées font encore l'objet d'une enquête. Selon le ministère, l'Université Tamkang a violé les principes d'égalité et de dignité dans ses activités d'échange, tandis que l'Université Tunghai a contribué à la promotion d'activités chinoises sans toutefois les enregistrer comme l'exige la loi.