41 pays dont les Etats-Unis, le Japon, la Corée du Sud, les Îles Marshall, les Palaos, les Philippines, l'Australie et la Nouvelle-Zélande ont publié le 11 août une « Déclaration conjointe sur les notifications de lancement de missiles balistiques ».
La déclaration, publiée à l'occasion de la réunion de la Conférence du désarmement à Genève, déplore que « la récente activité de test de missile dans la région du Pacifique n'a pas suivi les pratiques standards adoptées par la plupart des Etats ». Une référence indirecte au missile chinois lancé de manière inopinée le 6 juillet dernier, qui a survolé plusieurs pays du Pacifique avant de s'écraser dans des eaux proches de la Zone économique exclusive (ZEE) des Tuvalu.
Le texte affirme que « la conduite de tests de missiles balistiques à capacité nucléaire sans notification préalable suffisante et sans fournir de détails représente un danger et perturbe la paix et la sécurité des pays situés à proximité de ces tests ». La déclaration « appelle tous les pays, en particulier les Etats dotés de l'arme nucléaire, qui lancent des missiles balistiques intercontinentaux, des missiles mer-sol balistiques stratégiques et des lanceurs spatiaux » à notifier et à fournir un minimum de détails au moins 24h à l'avance aux pays affectés.
Le ministre des Affaires étrangères taïwanais Lin Chia-lung (林佳龍) a dit saluer et approuver la déclaration et « condamner les diverses actions menaçantes de la Chine qui mettent en danger la stabilité régionale ».
Le ministre a indiqué que la Chine continuait d'accroître considérablement sa puissance militaire et de mener des tactiques d'intimidation militaire, de coercition économique et de guerre cognitive, avant d'accuser Pékin de chercher, à travers ses tactiques dites de « zone grise », à modifier unilatéralement le statu quo dans le détroit de Taïwan et la région Indopacifique.