La Fondation de la Biennale de Gwangju (5 septembre-15 novembre 2026) a renommé le « Pavillon de Taïwan » en « Pavillon du Musée national des beaux-arts de Taïwan (NTMoFA) », malgré l'accord initial et les objections répétées de l'équipe taïwanaise. Le ministère de la Culture a protesté officiellement dès le 9 août, avant qu'une déclaration commune des artistes taïwanais, le 15 août, ne donne une résonance internationale à l'affaire.
Le ministre des Affaires étrangères, Lin Chia-lung (林佳龍), a indiqué ce mercredi 19 août soutenir les démarches du ministère de la Culture et des artistes auprès de la ville de Gwangju et des organisateurs, espérant une résolution avant l'ouverture de l'exposition.
Le ministre de la Culture, Lee Yuan (李遠), a déclaré : « Les artistes ont unanimement déclaré qu’ils n’exposeraient en aucun cas qu’à condition que le nom du Pavillon de Taïwan apparaisse. Ils sont prêts à renoncer à leur participation si le nom du Pavillon de Taïwan n’est pas mentionné ; ils souhaitent également manifester leur mécontentement. Non seulement nous n’exposerons pas sans le nom du Pavillon de Taïwan, mais nous ne renoncerons pas non plus à la légère, et nous n’excluons aucune mesure de protestation. »
En Corée du Sud, le collectif solidaire des artistes contre la censure a publié le 18 août un communiqué de soutien, dénonçant une forme de censure politique et réclamant le rétablissement immédiat du nom « Taiwan Pavilion », la transparence sur le processus décisionnel, ainsi que des excuses officielles aux artistes et curateurs taïwanais. Le collectif a rappelé l'héritage démocratique de la Biennale de Gwangju, née en 1995 dans la continuité du mouvement démocratique du 18 mai 1980, et dénoncé le silence de la Fondation depuis le début de la controverse.