Le 5ᵉ Sommet de l'innovation Taïwan-Japon, organisé par la Commission du développement national (NDC), s'est tenu hier, mardi 18 août, à Tokyo, avec pour nouveauté cette année l'intégration de l'écosystème d'innovation américain. Le président de la NDC, Yeh Chun-hsien (葉俊顯), a souligné la visibilité internationale croissante des start-up taïwanaises, portées par une coopération tripartite entre Taïwan, le Japon et les États-Unis.
Organisé avec la ville de Tokyo et l'Organisation japonaise du commerce extérieur (JETRO), le sommet a accueilli cette année une intervention de John Speaks, responsable régional pour la technologie au Bureau des affaires d'Asie de l'Est et du Pacifique du département d'État américain, ainsi que la participation de SRI Ventures.
Yeh Chun-hsien a rappelé que Taïwan se classe désormais 4ᵉ au classement mondial de compétitivité 2026 de l'IMD, et que son écosystème de start-up est entré pour la première fois dans le top 20 mondial, selon StartupBlink. Il a évoqué les grands chantiers technologiques nationaux et les partenariats noués avec entre autres Tokyo, la JETRO et le groupe Hankyu Hanshin dans la région du Kansai, ayant permis de mettre en relation plus de 500 start-up taïwanaises avec le marché japonais. La base de Startup Island Taiwan à Tokyo doit élargir ses activités le 20 août en vue de favoriser davantage de coopérations bilatérales d’investissements.
Le directeur de la JETRO, Takashima Hirodai (高島大浩), a cité la chaîne d'approvisionnement des semi-conducteurs autour de TSMC à Kumamoto comme symbole de la complémentarité industrielle entre les deux pays, appelant à renforcer encore la coopération trilatérale avec les États-Unis. La gouverneure de Tokyo, Yuriko Koike, a salué un moment charnière pour la coopération en matière d'innovation entre Taïwan et le Japon.
46 start-up taïwanaises ont participé au sommet cette année, dans des secteurs de haute technologie tels que l'intelligence artificielle, les semi-conducteurs, le spatial, la conduite autonome et la santé numérique ; plus de 30 d'entre elles disposent déjà d'une implantation au Japon ou d'un partenariat avec des entreprises japonaises.