L'Institut pour l'industrie de l'information (資訊工業策進會) a inauguré aujourd'hui le premier laboratoire de test de cybersécurité SEMI E187 pour les équipements de semiconducteurs.
La norme SEMI E187 a été introduite par la Semiconductor Equipment and Materials International (SEMI), la principale association professionnelle mondiale de l'industrie des semiconducteurs ,qui rassemble les entreprises de la chaîne d'approvisionnement de la fabrication électronique et qui est devenue la première référence mondiale en matière de cybersécurité des équipements de semiconducteurs.
Le ministère du Numérique a déclaré que l'inauguration du laboratoire marquait un tournant en matière d'application pratique des normes établies dans le domaine des semiconducteurs. La création du laboratoire pourrait générer, selon le ministère, quelque 5 milliards de dollars taïwanais, soit environ 133 millions d’euros, d'opportunités commerciales en aidant les fabricants taïwanais d'équipements à remporter des commandes internationales.
Le président de l'Institut, Huang Chung-ming (黃仲銘), a affirmé que l'inauguration du laboratoire marquait une étape importante dans le développement du secteur des semiconducteurs de Taïwan :
« Ce premier laboratoire mondial, créé par l'Institut de l'industrie de l'information, signifie pour Taïwan que nous sommes passés d'un rôle de simple exécutant à celui de concepteur, voire de garant, du système, ce qui revêt une importance capitale pour les secteurs de la cybersécurité et des semiconducteurs. La norme SEMI E187 n'est pas une simple procédure de test. Être certifié par cette norme équivaut à une certification de cybersécurité au sein de la chaîne d'approvisionnement des semiconducteurs. »
Si l'obtention de la certification SEMI E187 améliore la compétitivité et la valeur des marques, elle permet aussi pour les fabricants de semiconducteurs de réduire les risques opérationnels liés à la sécurité en vérifiant le système de cyberprotection avant l'installation d'équipements. Plusieurs vendeurs d'équipements taïwanais ont déjà soumis une demande pour tester leurs équipements, tandis que plusieurs fabricants japonais se sont également dits intéressés.