Un Taïwanais a révélé sur les réseaux sociaux que son fils avait dû renoncer à un séjour en Chine après avoir été interrogé pendant six heures à la douane de Shanghaï le 29 août.
L'internaute a précisé sur son compte Threads (vincentchou08) qu’en arrivant à l'aéroport de Shanghaï samedi à midi, son fils avait été conduit dans une pièce isolée par trois agents chinois qui lui auraient demandé de déverrouiller son téléphone portable afin de vérifier ses applications de communication. L'homme a ensuite été interrogé à propos de son ancien travail au sein de l'ONG Amnesty International, lui demandant d’indiquer ses responsabilités, de préciser si son travail était lié à la Chine, à Hong Kong, au Xinjiang ou au Tibet, ou s’il avait rédigé des rapports sur les droits humains. Les agents chinois l’ont également interrogé sur la provenance des fonds de l’organisation, ainsi que sur les personnalités politiques et les militants des droits humains en contact avec Amnesty International.
L'homme a souligné qu’il ne travaillait plus pour Amnesty International et que son séjour en Chine relevait d'un voyage à caractère personnel et non pas politique, mais l'entrée sur le territoire lui a tout de même été refusée et l'homme a ensuite repris un avion pour Taïwan dans la soirée.
Invitée à réagir à cette information par l’agence de presse taïwanaise CNA, la Commission des affaires continentales (MAC) a déclaré qu’elle n’avait pas été directement informée de cette affaire par la personne concernée. La Commission a rappelé qu'elle conseille aux ressortissants taiwanais d'éviter tout déplacement non indispensable en Chine, avant d'appeler tous les citoyens ayant une expérience similaire à la révéler publiquement afin de sensibiliser aux risques liés aux voyages en Chine.