L’avocate chinoise des droits humains Wang Xiahong (王夏紅) est connue pour sa défense des droits des membres de la branche de l’Église de Sion à Pékin. Elle vient d’arriver à Taïwan, à l’origine en escale, où elle a réclamé une mesure de protection humanitaire et une demande d’asile, accompagnée de son mari et de leurs deux enfants. La famille a profité d’une escale à Taïwan lors de leur périple entre Tokyo et Singapour pour fuir la Chine où elle avait été convoquée par les autorités chinoises.
La Commission ministérielle des Affaires continentales lui a accordé, ainsi qu'à sa famille, un séjour humanitaire à titre exceptionnel en l’absence de législation sur les réfugiés à Taïwan, dans l’attente d’un transfert vers les États-Unis ou le Canada. Des démarches d’asile en ce sens ont été engagées par la famille auprès de l’ONG ChinaAid. Ces procédures pourraient toutefois prendre un à deux ans.
Des experts estiment que Wang Xiahong détient des informations précieuses sur la répression des avocats des droits humains et de la liberté religieuse en Chine, justifiant selon eux la possibilité pour elle de rester temporairement à Taïwan. De son côté, la Commission ministérielle des Affaires continentales s’est refusé à tout commentaire, indiquant seulement que les demandes d’asile à Taïwan étaient traitées conformément aux mécanismes définis en l’absence de loi régissant noir sur blanc l’asile politique.