Le militant hongkongais prodémocratie Joshua Wong risque la prison à vie après avoir plaidé coupable le 2 septembre face aux nouveaux chefs d’accusation auxquels il fait face en vertu de la loi sur la sécurité nationale. Joshua Wong est notamment accusé d’avoir conspiré avec des forces étrangères entre juillet et novembre 2020 pour faire imposer des sanctions contre Hong Kong et la Chine. Déjà emprisonné dans une autre affaire liée à la sécurité nationale, il risque une peine pouvant aller jusqu'à la réclusion à perpétuité, pour “crime grave”.
Aujourd’hui, le palais présidentiel taïwanais a réagi en appelant les autorités chinoises et hongkongaises à cesser d’utiliser la sécurité nationale comme prétexte pour réprimer les dissidents et museler les libertés. La porte-parole de la présidence Karen Kuo (郭雅慧) a notamment dénoncé l’atteinte aux droits humains et à l’indépendance de la Justice à Hong Kong sous couvert de la loi chinoise sur la sécurité nationale. Elle a aussi exhorté Pékin à mettre fin aux persécutions politiques et à libérer toutes les personnes détenues pour leurs opinions.
De son côté, le gouvernement a également appelé les autorités chinoises et hongkongaises à cesser toute répression et, au contraire, à garantir les libertés fondamentales de tous les ressortissants hongkongais. La porte-parole du gouvernement Michelle Lee (李慧芝) a par ailleurs déclaré que cette affaire soulignait la nécessité pour Taïwan de défendre et renforcer sa souveraineté et ses capacités de défense afin de préserver sa démocratie.