En ce 11 mars, date anniversaire du tremblement de terre et tsunami qui ont fortement endommagé la centrale nucléaire de Fukushima au Japon, la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen (蔡英文) a fait savoir via Facebook et X que les blessures causées par la catastrophe se referment progressivement, mais que l'esprit de générosité et l'amitié profonde entre Taïwan et le Japon ont toujours existé.
Par ailleurs, l’organisation Stop Nukes Now a organisé une manifestation devant le parlement pour commémorer le 13e anniversaire de la catastrophe.
La secrétaire générale de l'Alliance verte pour l'action citoyenne, Cui Ching-hsin (崔情欣), a déclaré que le Japon n'avait pas encore réussi à contenir les radiations provenant de la centrale nucléaire endommagée, où 4 000 personnes travaillent encore au quotidien à son nettoyage. Elle a précisé que le gouvernement japonais a affirmé que les barres de combustible du réacteur pourraient être retirées dans deux ans, mais ce délai a été repoussé à trois reprises et le combustible est toujours là. L’objectif de nettoyage complet en 40 ans ne sera jamais atteint.
Stop Nukes Now a lancé une campagne pour arrêter les centrales taïwanaises, qui sont vieilles et dangereuses. Plus de 80 ONG ont signé une pétition pour s'opposer à toute modification des lois retardant l’arrêt des centrales nucléaires, car des propositions d’allongement de leur durée de vie ont été émises par des députés.
En effet, Taïwan a une population dense et presque aucune capacité d'évacuation en cas de catastrophe nucléaire. En outre, il reste peu d'endroits où déposer les déchets nucléaires de haute activité. De plus, la proximité des centrales nucléaires n° 2 et 3 avec des failles sismiques augmente le risque de catastrophe nucléaire.