Le ministre taïwanais des Affaires étrangères Lin Chia-lung (林佳龍) a publié le 13 septembre une tribune dans le média américain Newsmax, intitulée « Restaurer la confiance: la place légitime de Taïwan dans le monde libre ». Il y aborde la 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies qui s'est ouverte mardi dernier, avec pour objectif de mettre l’accent sur le rétablissement de la confiance envers l’ONU.
Lin Chia-lung a souligné que Taïwan souscrivait à cet objectif et que, face aux tentatives des États totalitaires de remodeler les règles internationales à leur avantage, les Nations unies pourront retrouver leur légitimité en commençant par traiter équitablement tous les membres de la communauté internationale, y compris Taïwan, qui est injustement exclu du système.
Selon Lin Chia-lung, Taïwan est à l'avant-garde de la défense de la liberté et de la démocratie dans la région Indo-Pacifique et est déterminé à maintenir le statu quo. Garantir la paix et la stabilité régionales est non seulement dans l'intérêt de Taïwan, mais aussi une préoccupation partagée par la communauté internationale. En effet, le détroit de Taïwan est l'une des voies navigables commerciales les plus fréquentées au monde et un axe majeur de la chaîne d'approvisionnement internationale.
Lin Chia-lung a souligné que la Chine déformait délibérément la résolution 2758 de l'Assemblée générale des Nations unies, compromettant ainsi l'intégrité de l'ordre international fondé sur des règles. Il a rappelé que cette résolution de 1971 traitait de la représentation de la Chine à l’ONU, mais que ses dispositions ne mentionnaient pas Taïwan, ne déterminaient pas son statut politique et n'abordaient pas les questions relatives à sa participation au système onusien.
La Chine assimile délibérément la résolution 2758 au « principe d'une seule Chine », afin d'empêcher la participation de Taïwan à l’ONU et à d'autres organisations internationales. Si elle n'est pas remise en question, cette interprétation erronée pourrait, selon le ministre, créer un dangereux précédent juridique et servir de prétexte à de futures actions militaires chinoises dans le détroit de Taïwan.
Lin Chia-lung a aussi rappelé que, bien que n’étant pas membre des Nations unies, Taïwan avait pris de nombreuses initiatives et que ses compétences en matière de technologies de pointe, de gestion des catastrophes et de santé publique pouvaient contribuer à la communauté internationale.