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La société civile appelle à se mobiliser pour la protection de la faune sauvage à Taipei

15/09/2026 12:15
Par: Achille Macé
La ligue « Marcher pour les animaux sauvages » organise une marche à Taipei le 19 septembre. (Photo CNA)
La ligue « Marcher pour les animaux sauvages » organise une marche à Taipei le 19 septembre. (Photo CNA)

Plusieurs organisations de la société civile engagées dans la protection de l’environnement et de la biodiversité ont annoncé aujourd’hui l’organisation de la 3ᵉ édition de l’action « Marcher pour les animaux sauvages ». La marche aura lieu le 19 septembre à proximité du Yuan législatif à Taipei.

La ligue « Marcher pour les animaux sauvages », accompagnée de l’Association taïwanaise pour la conservation du chat-léopard, des associations SOW (The Society of Wilderness) et Wild at Heart, appellent à ce que toutes les politiques susceptibles d’avoir un impact sur la biodiversité prennent davantage en compte cet impact dès les premières étapes des processus décisionnels et en assument la responsabilité.

Ces dernières années, différentes organisations taïwanaises appellent le gouvernement à renforcer les politiques de gestion des animaux errants, accusées de ne pas pouvoir éviter efficacement les conflits entre les animaux errants et les animaux sauvages. 

Lee Tsung-chen (李宗宸) président de la Ligue, a déclaré qu’une étude récente menée par l’Université nationale des sciences et technologies de Pingtung avait révélé que, dans le sud de Taïwan, 6 des 10 jeunes pangolins suivis depuis 2022 étaient morts à la suite d’attaques de chiens.

Ayant mené des recherches approfondies sur les enjeux associés à la protection de la faune sauvage comme les blessures, les pertes agricoles, l’accueil des animaux errants ou encore la santé publique, la ligue dénonce un problème structurel : les différentes politiques seraient élaborées séparément, et les risques pour la biodiversité ne disposeraient pas d’une place institutionnelle suffisante. 

À ce titre, la ligue demande au gouvernement d’aider les autorités locales à mettre en place un système intégrant les données de surveillance écologique, les informations relatives aux soins des animaux blessés et les signalements effectués par la population. Elle préconise aussi un nouveau mécanisme de gouvernance : les comités de biodiversité. Selon Lee Tsung-chen : « Les autorités centrales et locales devraient toutes deux créer ce que l’on appelle des “comités de la biodiversité”. Tout ce qui pourrait avoir un impact sur l’écologie devrait être examiné. Ensuite, avant de définir les politiques publiques, il faudrait recenser les données scientifiques et les avis professionnels relatifs. Parce que, comme je l’ai dit précédemment, qu’il s’agisse du chat-léopard, du dauphin à bosse du Pacifique de Taïwan ou de la zone humide de Zhiben, nous disposions déjà de données suffisantes. Mais si ces données ne sont pas intégrées avant la prise de décision, cela provoque ensuite toutes ces controverses. Il faut donc mettre en place un mécanisme interministériel de ce type pour traiter ces questions. »

En plus de ce nouveau mécanisme de coordination, la ligue demande également d’améliorer les dispositifs de prise en charge, de déplacement et de bien-être animal, de mettre en place un système d'évaluation scientifique axé sur les conflits réels et de compléter la législation relative à la gestion des animaux errants. 

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