Le 24 septembre, la Commission de sûreté nucléaire a publié un communiqué annonçant avoir achevé l’examen du plan de redémarrage de la troisième centrale nucléaire de Taipower, aussi connue sous le nom de centrale de Maanshan. En réponse, 34 organisations de la société civile ont publié aujourd’hui une déclaration commune contenant quatre réclamations.
Parmi ces organisations, on compte notamment des associations, syndicats, entreprises et bureaux d’élus, parmi lesquels figurent l’Alliance environnementale de Pingtung, Citizens of the Earth et la Green Citizens' Action Alliance.
Les organisations notent que l'approbation du plan, achevé en seulement 6 mois, ne signifie pas que toutes les informations permettant de décider du redémarrage sont désormais complètes. Le fait que la centrale soit en état opérationnel ne signifie pas pour autant que la sûreté nucléaire soit garantie.
La déclaration revendique ainsi tout d’abord l'élargissement de la composition des panels d’experts chargés des prochains examens. Elles demandent que les prochains processus décisionnels intègrent des expertises dans des domaines tels que la géologie, les événements climatiques extrêmes et les risques liés aux catastrophes multirisques. Selon les organisations, la composition, les expériences des experts et la sélection des panels d'experts devraient également être rendues publiques.
Les organisations appellent aussi à la mise en en place d’un mécanisme de décision commun impliquant les différents ministères et administrations, tant au niveau central que local. Elles critiquent également la tenue du nouveau référendum sur le nucléaire prévu en novembre en soulignant que son résultat ne devrait pas servir d’autorisation politique au redémarrage de la centrale avant qu'un plan solide ne soit mis sur pied.
Enfin, la déclaration insiste sur la nécessité de donner aux habitants concernés par les risques une véritable possibilité de participer au processus et d’exercer une influence concrète sur la décision finale.
Pour rappel, un référendum proposé par les députés KMT sera organisé le 28 novembre prochain, en même temps que les élections locales sur la possibilité éventuelle d’abandonner la politique énergétique visant "un pays sans nucléaire", qui avait abouti en 2025. Il s'agira du quatrième référendum sur le nucléaire depuis 2018.