L’agence Reuters a publié un article le 1er octobre indiquant que selon certaines sources, les responsables américains estiment qu’une invasion chinoise de Taïwan avant 2028 était de plus en plus improbable, malgré le fait que Xi Jinping ait demandé à ses forces armées de se tenir prêtes d’ici 2027 pour s’emparer Taïwan par la force, si nécessaire. Citant deux responsables américains en fonction, un ancien responsable et une personne proche du dossier, Reuters a indiqué que les principales raisons à cela sont d’une part, les retards connus dans les préparatifs militaires pendant la campagne anti-corruption du PCC et, d’autre part, le fait que Pékin attend le résultat des élections présidentielles taïwanaises en 2028.
Les responsables américains estiment qu’une partie des responsables chinois souhaitent voir ces élections déboucher sur un gouvernement plus disposé à placer l’île sous le contrôle de Pékin. Ces responsables ont néanmoins ajouté que Pékin pourrait être de plus en plus enclin à recourir à la force à partir de 2028 si les élections à Taïwan devaient voir le Parti démocrate progressiste (DPP) remporter un quatrième mandat consécutif, et en particulier si l’actuel président Lai Ching-te (賴清德) était réélu.
Aujourd’hui, la porte-parole du palais présidentiel Karen Kuo (郭雅慧) a réagi en soulignant que Pékin a renforcé ses menaces militaires dans le détroit de Taïwan, en mer de Chine orientale et en mer de Chine méridionale envers les pays de la première chaîne d’îles. Face à une situation de plus en plus complexe, Taïwan renforcera sa capacité d’autodéfense :
« Sous la gouvernance du président Lai, Taïwan continuera à renforcer sa propre résilience qui passe notamment par une consolidation de la résilience de l’ensemble de la société civile et des capacités d’auto-défense. Taïwan accroîtra également sa coopération étroite avec les autres pays démocratiques. Taïwan n’abandonnera jamais son attachement à la démocratie et à la liberté sous la menace militaire. »
Karen Kuo a également insisté sur les efforts de Taïwan dans le maintien du statu quo.