Lors d'une séance de questions au gouvernement le 28 octobre, le député Chen I-shin (陳以信) a déclaré avoir eu des indications selon lesquelles le Musée national du palais aurait essayé de cacher le fait que trois objets datant des dynasties Ming (1368-1644) et Qing (1639-1911) auraient été brisés ces derniers mois. Il a ainsi demandé au Premier ministre Su Tseng-chang (蘇貞昌) d'ouvrir une enquête.
Selon les indications relayées par le député, le directeur du Musée national du palais aurait ordonné de ne pas cataloguer ces œuvres et de maintenir le secret sur les preuves de ces incidents.
Le directeur du musée, Wu Mi-cha (吳密察) s'est exprimé quelques heures plus tard le jour même pour réfuter ces accusations. Il a confirmé que ces trois objets avaient été brisés, notamment une tasse en porcelaine jaune avec un dragon vert de la dynastie Ming du règne de l'empereur Hongzhi (1488-1505). En revanche, il a fermement rejeté l'accusation selon laquelle il aurait essayé de cacher ces incidents.
Il a déclaré que les trois pièces avaient bien été cataloguées dans la catégorie « en cours de restauration ». Dans l'un des cas, une enquête interne a été menée et a abouti à sanctionner l'employé responsable. Dans les deux autres cas, les enquêtes internes sont toujours en cours, et selon lui dans ce contexte, il n'est pas inapproprié que les documents demeurent confidentiels le temps que ces enquêtes aboutissent.