Le bureau de représentation de Taipei en France a organisé hier, 29 juillet, une réception de bienvenue pour la délégation taïwanaise aux Jeux Olympiques et à l’Olympiade culturelle, conduite par le ministre de l’Education, Cheng Ying-yao (鄭英耀) et par la vice-ministre de la Culture Sue Wang (王時思). Cheng Ying-yao a notamment salué les relations étroites entre la France et Taïwan dans de nombreux domaines, ce qui s’est notamment traduit par la participation de Taïwan aux Olympiades culturelles, ou encore par les facilités qu’ont eu les athlètes taïwanais pour faire de Levallois leur base arrière pour les Jeux olympiques.
Cette réception a aussi été l’occasion, pour le représentant, François Wu Chih-chung (吳志中) de saluer ses partenaires français avant son départ pour Taïwan (après les Jeux olympiques), où il occupera le poste de vice-ministre des Affaires étrangères (pour mémoire, il a déjà occupé ce poste de 2016 à 2018). Après six années passées à la tête du bureau de représentation en France, il “laisse une partie de son cœur en France", a-t-il confié, se référant aussi à l’expression sa Sacha Guitry “être Parisien, ce n’est pas être né à Paris, mais c’est y renaître”.
L’adjoint au maire de Paris, Jean-Luc Romero-Michel, qui a prononcé un discours lors de cette réception, a mis en avant le fait que Taïwan et la France partageaient les valeurs des droits humains. Dans une interview à l’agence de presse taïwanaise CNA, il a précisé que cette proximité des valeurs de la France avec Taïwan n’était pas très appréciée par la Chine, mais que cela n’aurait pas d’impact. Il a souligné que la démocratie taïwanaise devait être protégée et devait inspirer d’autres pays asiatiques. Jean-Luc Roméro-Michel a salué les réalisations de François Wu pendant son mandat, et s’est dit confiant dans la poursuite de l’approfondissement des relations France-Taïwan lorsqu’il aura pris ses nouvelles fonctions au ministère à Taipei et lorsqu’il sera remplacé à la tête du bureau de représentation par Hau Pei-chih (郝培芝). La nouvelle représentante est titulaire, comme François Wu, d’un doctorat en sciences politiques de l’Université Paris I. Elle a été présidente de la Commission nationale de formation civile et de l’Ecole nationale d’administration.