Le gouvernement diligente une enquête sur la possible divulgation d’informations classées secret-défense par la députée Ma Wen-chun (馬文君) du parti Kuomintang au profit de la Chine concernant le tout premier sous-marin de fabrication domestique qui vient tout juste d’être baptisé.
C’est un ancien conseiller de la Marine Kuo Hsi (郭璽) qui accuse la députée Ma Wen-chun d’avoir divulgué à la Chine des informations sur les plans de construction du sous-marin Hai Kun. De son côté, la députée a aussitôt porté plainte pour diffamation. Le ministère de la Justice a indiqué aujourd’hui qu’une enquête était en cours et qu’un rapport était attendu dans un laps de temps d’une semaine pour décider des suites de l’affaire.
De son côté, le Premier ministre Chen Chien-jen a préféré insister sur la nécessité de placer l’intérêt de l’Etat au-dessus des considérations partisanes ou individuelles afin d’assurer la sécurité de la nation : « Nous avons achevé avec succès la construction du sous-marin Hai Kun. C’est le résultat d’efforts conjoints du gouvernement, des collectivités locales et de la force de la société civile. Par ailleurs, malgré le contexte de la pandémie, nous sommes parvenus à le réaliser dans les délais. J’espère que les divers horizons de notre pays, que ce soit le gouvernement ou l’opposition, peuvent soutenir la politique de défense nationale afin que nous puissions assurer l’autonomie de notre Défense et protégions la démocratie et la liberté de Taïwan. »
Aujourd’hui, Ma Wen-chun a annoncé qu’elle a déposé une nouvelle plainte pour diffamation aggravée et réclame des dommages et intérêts à hauteur de 3 millions de dollars taïwanais (environ 91 300 euros)