De nombreux travailleurs indonésiens sont employés à Taïwan ; ces emplois sont encadrés par des protocoles d’entente entre les deux pays, les deux derniers ayant été signés en 2011 et 2018.
Un nouveau protocole est en cours de négociation, et afin de renforcer la protection des droits et des intérêts des pêcheurs en haute mer, une délégation de syndicats indonésiens vient d’effectuer une visite spéciale à Taïwan entre le 28 février et le 3 mars, lors de laquelle, les représentants des syndicats ont rencontré l'organisation de pêcheurs étrangers à Taïwan, mais aussi le Bureau de la pêche et le Bureau de représentation économique et commerciale d’Indonésie à Taipei.
Les syndicats indonésiens demandent l’inclusion dans le protocole d’entente de certaines garanties, à savoir la protection de la liberté de rassemblement, un mécanisme efficace de traitement des plaintes, une politique d’exemption des frais liés au recrutement comme des frais d’intermédiaire ou des frais médicaux et la garantie d’accès au réseau wi-fi en mer.
Syofyan Rozali, secrétaire général du syndicat indonésien des travailleurs du transport, a déclaré que l'une des plaintes les plus fréquentes à Taïwan concerne le versement de salaires, car il est courant que les employeurs taïwanais retardent le paiement d'un mois ou plus. « A Taïwan, le plus gros problème rencontré par les pêcheurs étrangers est au niveau du salaire, avec les retards de versement de salaires. L'année dernière, j'ai également rencontré un autre problème : les marins n'ont pas reçu d’indemnisation d'assurance. L’entreprise n’a pas souscrit d’assurance-vie pour les pêcheurs et l’équipage, et lors du décès de membres de l’équipage, il n'y a eu aucune compensation. »