Mentionnant des sources anonymes proches du dossier, l’agence de presse Reuters a rapporté que les marines des États-Unis et de Taïwan avaient organisé discrètement des exercices militaires conjoints à l’ouest de l’Océan Pacifique en avril dernier. Selon l’une de ces sources, il s’agissait cependant de rencontres fortuites en mer.
Une autre source a indiqué qu’au total, environ 6 navires militaires, dont des frégates, des navires de ravitaillement et de soutien, ont participé à cet exercice conjoint de plusieurs jours qui visait à l’entraînement des militaires aux opérations de base, telles que les communications, le ravitaillement et le réapprovisionnement.
Le Pentagone a refusé de commenter l'information de Reuters et le ministère chinois de la Défense n’a pas non plus fait de commentaires à ce stade.
Sun Li-fang (孫立方), porte-parole du ministère taïwanais de la Défense, a apporté quelques éclaircissements aujourd’hui. Il a indiqué que la situation en mer était souvent imprévisible et qu’afin d’éviter les incidents lors de la rencontre de deux navires, la marine taïwanaise menait des exercices de routine conformément au Code sur les rencontres imprévues en mer (CUES). Selon lui, les exercices américano-taïwanais n’ont pas impliqué d’opérations dynamiques, il s’agissait simplement d’un exercice destiné à tester la fluidité des communications, comme cela a déjà été fait par le passé. Le Code sur les rencontres imprévues en mer fait référence aux mesures de sécurité et aux moyens qui doivent être mis en œuvre, afin de réduire les risques et faciliter la communication lorsque des navires de pays différents se rencontrent de manière inattendue en mer.
Pour mémoire, la Chine effectue des incursions presque quotidiennes dans la zone d’identification et de défense aérienne (ADIZ) taïwanaise et des bâteaux de garde-côtes chinois ont été fréquemment repérés aux alentours de îles taïwanaises de Kinmen ces dernières semaines.