Aujourd’hui, plusieurs organisations de la société civile comme Greenpeace et des associations de protection des pêcheurs ont réagi à la publication de liste américaine des produits issus du travail des enfants ou du travail forcé à laquelle Taïwan figure pour la 3e fois pour sa pêche en haute mer après les listes publiées en 2020 et 2022 par le ministère américain du Travail. Ils exhortent le gouvernement taïwanais à agir en appliquant des mesures concrètes au lieu de « laisser les pêcheurs migrants être victimes » de mauvaises conditions de travail. Outre les conditions de pêche en haute mer, les États-Unis alertent de certains reportages indiquant que les pêcheurs migrants sont exploités et souvent dupés par des intermédiaires au niveau de leur contrat de travail et de salaire.
En réponse, le bureau de la pêche rattaché au ministère de l’Agriculture a indiqué que les autorités concernées agissaient et continuaient de fournir tous leurs efforts pour mettre en place une meilleure protection des droits et intérêts des pêcheurs. Notamment, le gouvernement encourage l’installation sur les bateaux de pêche hauturière de connexion Wifi pour permettre aux pêcheurs de communiquer avec le monde extérieur durant les mois passés au large et d’un confort minimal nécessaire à leur repos.
Pour rappel, le Yuan de contrôle a déjà sanctionné le ministère du Travail pour négligence dans sa responsabilité partagée avec les autorités locales du Nouveau Taipei concernant le licenciement forcé de 64 pêcheurs migrants récemment.
De leur côté, les États-Unis précisent qu’il faut des vérifications et évaluations réalisées de manière indépendante et objective sur la base d’informations provenant de différentes sources pour qu’un pays puisse être retiré de cette liste.