Taipei a accueilli aujourd’hui un “Atelier de collaboration public-privé sur les applications de soins de santé numériques” dans le cadre de l’Organisation de coopération économique Asie-Pacifique (APEC). Des experts de dix pays et entités économiques de l’APEC ont participé en personne à cette rencontre qui se déroulait également en ligne. Il a notamment été question des politiques de santé numérique et des modèles de services innovants de divers gouvernements après l'épidémie de Covid-19.
A cette occasion, la ministre du Numérique Audrey Tang (唐鳳) a partagé deux directives sur les données non personnelles : l’utilisation des données dans l’intérêt public (“altruisme des données”), et “les technologies pour l’amélioration de la confidentialité”, qui visent à résoudre efficacement le dilemme auquel sont confrontés les différents pays dans l'utilisation de données statistiques en temps réel sans empiéter sur les informations personnelles :“Les entités économiques de l’APEC se préoccupent grandement de cette question. Si vous regardez les Règles de confidentialité transfrontalières (Cross-Border Privacy Rules, CBRP), chaque pays fait face à dilemme quant à savoir comment maintenir la disponibilité des données statistiques en temps réel sans violer les données personnelles. Etant donné que nous disposons de cette technique qui permet de renforcer la confidentialité des données, cela nous permet d’utiliser des données sans faire face aux problèmes de confidentialité. Ces mesures concrètes sont entre autres les données synthétiques, le chiffrement homomorphe ou les calculs multiparties.”
Audrey Tang a notamment cité l’exemple de “la plateforme des données sportives utilisées dans l’intérêt public” sur laquelle les personnes peuvent partager leurs données d’entraînement physique de plein gré tout en pouvant se retirer si elles le souhaitent. Ces données permettent d’obtenir des informations sur les différentes méthodes d’entraînement appropriées en fonction des conditions de santé de chacun.