Malgré les négociations bilatérales menées suite à l’incident d’un hors-bord chinois dans les eaux de l’archipel taïwanais de Kinmen, Taipei et Pékin ne sont pas parvenus à un accord. La partie chinoise continue à tenir les garde-côtes taïwanais responsables de la mort des deux pêcheurs chinois et réclame des excuses et des dédommagements de la partie taïwanaise. Une demande refusée catégoriquement par les autorités taïwanaises, qui ont insisté sur l'entrée illégale du hors-bord chinois dans les eaux interdites et restreintes au large de Kinmen.
Selon la partie chinoise, il n’existe pas d’eaux interdites ou restreintes de Kinmen pour les Chinois, puisque « Taïwan fait partie intégrante du territoire chinois ». En réponse, les responsables taïwanais chargés des relations interdétroit ont rappelé que la ligne médiane entre Kinmen et le continent chinois avait été définie le 7 octobre 1992 selon la loi régissant les relations entre les deux rives du détroit de Taïwan et que depuis, les deux côtés l’avaient toujours respectée, notamment dans la lutte contre les navires illégaux dans la zone en question.
Par ailleurs, les responsables taïwanais ont souligné le caractère illégal du hors-bord, qui n’avait ni nom, ni permis, ni port d’attache et ont affirmé qu'au regard de la loi internationale, ce type de navires était présumé impliqué dans le trafic ou la piraterie et devait par conséquent être poursuivi par les autorités de tous les pays, concluant ainsi que les garde-côtes taïwanais avaient agi conformément à la loi.