Hier et aujourd’hui (23-24 mai), l’armée populaire de Libération conduit des manœuvres militaires dans des zones autour de l'île principale de Taïwan et dans les eaux des archipels de Kinmen et de Matsu, îles périphériques contrôlées par Taïwan mais situées très proches des côtes chinoises.
Le Service européen pour l’action extérieure (SEAE) a condamné la Chine pour les tensions croissantes dans le détroit de Taïwan et a souligné que la paix et la stabilité dans la région « revêtent une importance stratégique pour la sécurité et la prospérité régionales et mondiales » le 23 mai. Le SEAE a d’ailleurs ajouté qu’il a un intérêt direct à maintenir le statu quo dans le détroit de Taïwan et s’oppose à toute action unilatérale visant à modifier ce statu quo par la force ou la coercition. Le ministère taïwanais des Affaires étrangères a remercié aujourd’hui l’Union européenne de cette réaction et a précisé que la conviction de Taïwan dans le respect de la démocratie ne changera pas en raison de la coercition et de la répression. Taïwan entend renforcer ses coopérations avec les partenaires partageant les mêmes valeurs comme l’UE.
De son côté, dans un mail de réponse aux questions de l’agence journalistique taïwanaise CNA, le porte-parole du Département d'État américain a indiqué qu’il « surveillait de très près » en coordination avec Taïwan le lancement jeudi par Pékin de ces deux jours d’exercices militaires dans le détroit de Taïwan et ses environs. Le porte-parole a souligné que les actions de la Chine risquaient de s’intensifier et de porter atteinte aux normes de longue date qui maintiennent la paix et la stabilité régionales depuis des décennies.