Afin de protester contre l’ignorance des droits fonciers des aborigènes par le gouvernement, un groupe d’autochtones nommé « la classe pour la justice transitionnelle des aborigènes » a lancé en février 2017 une manifestation, d’abord sur le boulevard devant le palais présidentiel puis dans le Parc du 28 février, situé près de la présidence. Ce mouvement continu dirigé notamment par deux personnalités aborigènes influentes, la chanteuse Panai Kusui et le réalisateur Mayaw Biho, dénonce le fait que face à un projet de développement foncier dans leur territoire aborigène, les autochtones n’ont droit aux négociations avec les développeurs que quand il s’agit d’un terrain public.
Depuis bientôt 2 700 jours, les manifestants attendent en vain une réponse du gouvernement pour obtenir le droit de s’exprimer également pour les projets de développement sur les terrains privés.
Le mandat de la présidente Tsai Ing-wen allant toucher à son terme le 20 mai prochain, le groupe a annoncé que cette date marquerait aussi le dernier jour de sa manifestation dans la capitale, à la fin de laquelle, les manifestants retourneront à leur village ancestral dans l’est du pays.