Alors que la commission d’études du salaire minimum devra se réunir le 8 septembre prochain pour discuter de la dernière révision du salaire de base pendant le mandat de Tsai Ing-wen (蔡英文), des groupes syndicaux ont tenu une conférence de presse aujourd’hui pour demander que l'ajustement du salaire de base soit plus conséquent et que la législation sur le salaire minimum passe le plus rapidement possible.
Chiu I-kan (邱奕淦), président de la Fédération industrielle de Taipei, a souligné que l'ajustement des salaires du corps de l’armée, de l’enseignement et de la fonction publique de l'année prochaine a été fixé à 4 %, et un ajustement du salaire de base de seulement 3,5 % ne sera pas suffisant. En 2016, la présidente Tsai Ing-wen, après son investiture, a mentionné que le salaire de base idéal serait de 30 000 dollars taïwanais (environ 900 euros), « bien qu'il soit difficile à atteindre ». Les salaires de l'armée, des enseignants et de la fonction publique avaient bien augmenté de 13 % en 1991, et pour arriver de 26 400 à 30 000 dollars taïwanais du salaire minimum, il y a aussi une marge de 13%; selon Chiu I-kan, Tsai Ing-wen devrait honorer son engagement. « En fait, le gouvernement peut ajuster à 30 000 dollars taïwanais, il en a la capacité, c’est pourquoi nous lançons cet appel à la présidente Tsai Ing-wen pour respecter son engagement de 30 000 dollars taïwanais. C’était la promesse d’un idéal qu’elle doit réaliser. »
Par ailleurs, Chang Yu-meng (張育萌), président de l'Association démocratique de la jeunesse taïwanaise, a insisté aussi sur l'absence de régulation qui encadrerait l'augmentation du salaire de base. Une loi sur le salaire minimum permettrait une certaine stabilité et donnerait un sentiment de confiance en l'avenir, car l’augmentation des salaires ne dépendrait plus du bon vouloir de tel ou tel parti politique.