La 76e Assemblée mondiale de la santé (AMS) s’est ouverte dimanche à Genève et, une fois de plus, Taïwan a été exclu des discussions. Toutefois, ce sujet a donné lieu à une passe d’armes entre le représentant chinois et américain lors de la séance plénière..
Le représentant chinois a déclaré que la résolution 2758 de l’ONU et la résolution 25.1 de l’AMS confortaient le « principe d’une seule Chine » et que les « autorités du DPP » s’obstinaient pour insister sur l’indépendance de Taïwan, ce qui a sapé toute base politique à une éventuelle participation à l’AMS. Le représentant chinois a par ailleurs rappelé que dès l’apparition du virus SARS‑CoV‑2 alors inconnu à Wuhan, la Chine avait invité des experts taïwanais à enquêter sur place. La Chine accuse Taïwan et d’autres pays de continuer de faire la propagande à propos du manque de communication sanitaire inter-détroit.
La représentante américaine, exerçant son droit de réponse, a souligné que la pandémie de Covid-19 avait démontré l’urgence d’impliquer toutes les autorités de santé publique, afin de partager les expériences. Elle a déclaré : « La responsabilité de l’OMS étant de coordonner les travaux internationaux en matière de santé publique, il est essentiel d’impliquer toutes les parties prenantes, en particulier celles qui ont fait l’expérience de lutter efficacement contre le Covid-19. Les Etats-Unis poursuivront leur politique de longue date consistant à soutenir la participation significative de Taïwan aux instances internationales, y compris à l’OMS ».
Pour mémoire, Taïwan avait participé à l’AMS de 2009 à 2016 en tant qu’observateur, mais sous l’appellation « Taipei chinois », sous la Présidence de Ma Ying-jeou (KMT), et en a été exclu après l’élection de la Présidente Tsai Ing-wen (DPP).