Aujourd'hui, Yung Hua aborde la thématique des "rythmes saisonniers" à travers les collections du Musée national du Palais de Taipei, à commencer par le printemps.
Le temps, dans sa conception traditionnelle, s'ordonnait au rythme majestueux des mouvements célestes, aux solennelles cadences des cérémonies rituelles et à la sagesse séculaire du calendrier agricole. Sous le règne de la dynastie Qing, une fascinante alchimie s'opéra, où les us et coutumes ancestraux des Han chinois se mêlèrent harmonieusement aux riches traditions des Mandchous et des Mongols. De cette union naquit une perception du temps aux multiples facettes, vibrant à l'unisson des métamorphoses saisonnières et des cycles naturels.
Le cycle annuel, tel que l'immémorial Erya le dépeint à travers la succession poétique de « l'éveil printanier empli de promesses, la croissance estivale exubérante, la généreuse récolte automnale et la retraite hivernale empreinte de quiétude », dévoile l'âme même de l'année telle qu'elle se déroulait sous la dynastie Qing. Afin de vous offrir une compréhension des plus complètes, nous allons à présent explorer ensemble les éléments primordiaux qui caractérisaient chacune de ces quatre saisons, en suivant leur ordre chronologique.
Pour illustrer ces propos et les rendre plus vivants, nous nous appuierons sur de nombreux exemples concrets qui se révéleront à vous à travers les images correspondantes. Ainsi, vous pourrez appréhender toute la subtilité et la richesse de cette organisation temporelle. Bonne écoute !