Dans ce Décryptage qui est le premier de trois volets, RTI se penche sur le revirement de la position du gouvernement taïwanais sur l’énergie nucléaire.
Devenir une nation sans nucléaire à l’horizon 2025 : telle était l’ambition du Parti démocrate progressiste (DPP) actuellement au pouvoir. Et c’est bien ce qui s’est passé, avec la fermeture du dernier réacteur encore en fonction dans la centrale numéro 3 à Pingtung, dans le sud de Taiwan.
Cependant, ces derniers mois, les autorités ont mis en avant, à plusieurs reprises, le potentiel des “nouvelles technologies nucléaires”. A la fin du mois de mars, le Président Lai Ching-te (賴清德) et le Premier ministre Cho Jung-tai (卓榮泰) ont par ailleurs fait des déclarations publiques sur un éventuel redémarrage des centrales numéro 2 et 3, respectivement situées dans le nord et le sud de Taïwan.
Quelles sont les raisons du revirement progressif du gouvernement ? Quelles sont les différentes pistes envisagées ? Et quels sont les défis à relever, notamment l'épineuse question des déchets ? Quelles sont les perspectives pour la transition énergétique à Taïwan ?
Ce sont les questions que nous explorerons, aux côtés de Lin Zheng-yuan (林正原), chercheur spécialisé dans les questions énergétiques de l'ONG environnementale taïwanaise Green Citizens Action Alliance.
Dans ce premier volet, il évoque principalement deux points : d'une part, les différentes raisons du changement de position du gouvernement, et d'autre part, les "nouvelles technologies nucléaires", l'une des pistes envisagées par les autorités.
Suite de ce Décryptage :
Projet de redémarrage de centrales nucléaires: quels défis ?
Ormuz, semi-conducteurs et IA: quels défis pour la transition énergétique?