L’association SOW (Society of Wilderness) a tenu récemment une conférence de presse pour souligner que l'aménagement des routes, la pollution lumineuse et d’autres éléments de perturbations humaines mettaient en péril la survie de nombreuses espèces endémiques des zones de basses montagnes. Cet appel intervient après huit années de données enregistrées par la SOW à travers son le « Grand recensement des habitats sauvages », une initiative de science citoyenne réalisée sur la plateforme iNaturalist lancée en 2018.
Jusqu’en février dernier, près de 13 000 bénévoles ont déjà pris part à cette enquête, recensant plus de 13 000 espèces dans 90 habitats répartis sur tout le territoire taïwanais, pour un total de 550 000 observations. L’enquête a révélé que les activités humaines ont fragmenté des habitats autrefois continus, entraînant une désintégration progressive du réseau écologique et mettant en péril la survie des espèces indigènes des basses montagnes.