En 2021, l’administration des affaires forestières du ministère de l’Agriculture avait mis en place le programme d’indémnités pour les services environnementaux. L’objectif étant de verser une sorte de « rémunération écologique » aux producteurs agricoles ou aux habitants des zones où se trouvent des espèces d’animaux menacées afin de contribuer à la préservation de l’écosystème. Cela signifie que les coûts liés à la protection des espèces ne sont plus supportés uniquement par les agriculteurs ou les habitants locaux. L’année suivante, compte tenu des besoins en matière de protection de l’ours noir formosans ainsi que des signalements d’observations et des expériences de sauvetage et de soins, un nouveau programme d’indémnité pour les services environnementaux liés à l’ours noir formosan a été lancé. L’ours noir formosan s'ajoute ainsi à ce programme qui couvrait déjà des chats-léopards, des éffraie de prairie, des loutres ou encore des Jacana à longue queue.
Selon les données de l’administration de la protection des forêts dépendant du ministère de l’Agriculture, en mars de cette année, on dénombre environ 1200 ours noirs formosan dans le pays. C’est à Hualien dans l’est que l’on recense le plus grand nombre d’observations d’ours noirs de Taïwan, suivi de Taitung, puis de Taichung, Kaohsiung, Miaoli, Chiayi, ainsi que des parcs nationaux comme celui du mont de jade.
En 2023 et 2026, sept villages placés sous la compétence de l’antenne de Chiayi de l’administration de la protection des forêts ont rejoint le programme d’indémnités pour les services écosystémiques liés à l’ours noir formosan. Et la perception des villageois a commencé à changer vis à vis de cet animal.