Le 6 juillet, la Chine a procédé à un essai de missile balistique intercontinental lancé depuis un sous-marin nucléaire, officiellement présenté comme un exercice de routine. Bien que Pékin n'ait pas précisé le modèle utilisé, plusieurs experts estiment qu'il pourrait s'agir d'un missile JL-3, capable d'emporter plusieurs ogives sur une portée de 9 000 à 12 000 km, marquant une nouvelle étape dans le renforcement de la dissuasion nucléaire chinoise.
Les États-Unis, Taïwan, le Japon, l'Australie et plusieurs pays du Pacifique ont exprimé leurs inquiétudes face à cette démonstration de puissance. De leur côté, les chercheurs estiment que l'impact direct sur Taïwan reste limité sur le plan nucléaire, mais que ce développement renforce la capacité de Pékin à dissuader une intervention américaine. Ils soulignent également que la lutte anti-sous-marine deviendra un enjeu stratégique majeur pour Taïwan et les pays de la première chaîne d'îles, dans un contexte de rivalité militaire croissante entre la Chine et les États-Unis.