Le 13 janvier prochain, environ 19,5 millions d’électeurs taïwanais sont appelés aux urnes pour élire leur futur président qui dirigera le pays jusqu’en 2028. Quel que soit le prochain président élu, il y aura une influence sur les relations interdétroit et sur l’ampleur des risques géopolitiques auxquels sont confrontés l’économie et les marchés mondiaux. La politique interdétroit constitue ainsi un volet majeur lors de cette élection présidentielle. C’est d’ailleurs l’un des sujets les plus évoqués lors du débat télévisé et des présentations télévisées des programmes assurées par les trois candidats présidentiels. A ce sujet, le candidat du DPP Lai Ching-te prône la prudence à l'égard des intentions de Pékin et met l'accent sur l’investissement dans la défense de Taïwan et le renforcement des liens avec les autres démocraties, notamment les États-Unis. Quant au candidat du KMT, Hou Yu-ih et celui du TPP, Ko Wen-je, ils optent pour un contact plus pragmatique avec la Chine tout en préservant les intérêts de Taïwan.