Pour un pays qui élève peu de bœufs comme Taïwan, l’élevage porcin tout comme celui des volailles assurent la principale source de viande. Pour le pays, dès 1989 la valeur de la production de porcs a dépassé celle du riz et se classe toujours au premier rang des produits agricoles. Le sommet de cet élevage a été atteint en 1996, à l’époque, Taïwan élevait 14 millions de tête de porcs, et la valeur de cet élevage s’élevait à 88 600 000 000 de dollars taïwanais, 2, 4 milliards d’euro de nos jours. C’était 2,3 fois plus élevé que le riz. Le porc taïwanais représentait presque la moitié des porcs importés du Japon. Le tout a changé lorsque cet élevage a été touché par la fièvre aphteuse en 1997.
Ce n’est qu’en mai dernier que Taiwan a été officiellement reconnu par l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) comme exempt de la fièvre porcine classique (FPC), devenant ainsi le seul pays d’Asie à être exempt simultanément de la FPC, de la peste porcine africaine (PPA) et de la fièvre aphteuse (FA).
Depuis 2021, le ministère de l'Agriculture a promu le « plan de transformation et de mise à niveau des élevages », grâce à des conseils techniques, un soutien financier et des conseils politiques, il a aidé les éleveurs à améliorer l'environnement alimentaire, à augmenter l'efficacité de la production et à introduire le concept d'une économie circulaire verte.
A la fin de 2024, 2 146 des quelques 5000 fermes porcines ont terminé la transformation et la mise à niveau, ce qui concerne environ 4 millions de tête de porcs. Les élevages se concentrent dans le sud-ouest et le sud de Taïwan.
L’agriculteur Chen Sheng-wei est issu de Chiayi dans le sud-ouest de l’île. Diplômé de l’ingénierie mécanique et des sciences et technologies animales, Chen Sheng Wei a déjà décroché un prix du ministère du Numérique pour sa plate-forme qui favorise l'utilisation des ressources du fumier pour l'élevage en 2024 et il vient d'obtenir le deuxième prix de l'expert national en agriculture.